Les Malheurs de Sophie
Au même titre que les contes de fées, Les Lettres de mon Moulin de Daudet ou Les trois Mousquetaires de Dumas, tout le monde connaît les Malheurs de Sophie. Pourtant, comme la plupart des francophones connaissent Gavroche sans forcément avoir lu Les Misérables, nous connaissons Sophie sans pour autant avoir dévoré la Comtesse de Ségur. Quand un personnage s'approche du mythe il nourrit les projections de l'inconscient collectif et la toile d'un peintre en est le réceptacle idéal.
Marie-Laure Villain
Deux galeries promotrices de la peinture narrative actuelle, situées dans le quartier de Saint Germain des Prés à paris proposent :
22 chapitres comme autant de bêtises, de créations et de perversions enfantines.
22 artistes aux talents bien identifiables mais qui partagent une même envie de narration tout en en présentant de multiples approches.
22 villes d’où faire rayonner ce talent, promouvoir les nouveaux courants artistiques et disséminer l’imaginaire de nos peintres.

Les Malheurs de Sophie furent édités dans la célèbre Bibliothèque Rose et décidèrent d’ailleurs de l’essor soudain de celle-ci à la grande joie de Louis Hachette. La première grande maison d’édition française de littérature enfantine était née.
Ecrite en 1859, l’oeuvre de La Comtesse de Ségur a façonné le sens de millions de petits français depuis cent cinquante ans.
Cette oeuvre fut souvent leur première lecture personnelle quand elle ne leur était pas lue par leurs parents avant le coucher. Qui de nous n’a jamais compati aux vexations de la pauvre Sophie ? Ses misères répétées nous accompagnaient longtemps après la nuit, chapitre par chapitre.
C’est pour toutes ces raisons et aussi pour son réalisme sans complaisance, nouveau à l’époque en France, que ces Malheurs ont réussi à traverser les âges pour devenir une pièce maitresse de la littérature française. Les Malheurs de Sophie ont été traduits dans presque toutes les langues et vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde.
l'avis du site ami "oeil naif"